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Interview : Maxime Triolet et la Diagonale des Fous, c'est reparti ! Souvenez-vous, l‘année dernière, Maxime Triolet (conducteur travaux chez SBTPC) participait à la course du Grand Raid aussi appelée la Diagonale des Fous. Cette année, il a décidé de retenter l’expérience ! Avec son dossard 915, Maxime a bien l’intention de porter jusqu’au bout les couleurs de SBTPC !
Découvrez en exclusivité son interview :

La rédaction : Maxime, pouvez-vous nous parler du Grand Raid ?
La Diagonale des Fous est le surnom donné au Grand Raid. C’est le principal ultra-trail organisé sur l'île de La Réunion. C’est sans doute l’un des plus difficiles au monde car c’est une course de 165 km avec un dénivelé est de + 9576 m ! On traverse toute l’île ! On part de Saint-Pierre au sud et on arrive au Stade de la Redoute à Saint-Denis au nord.
Il y a aussi d’autres courses qui sont proposées comme le Trail de Bourbon de 112 km avec + 6 468 m de dénivelée, la Mascareignes de 66 km avec + 3 509 m de dénivelé et le Zembrocal Trail qui est un relais à 4 de 181 km avec + 11 135 m de dénivelé.

LR : Pourquoi souhaitiez-vous participer cette année encore à la Diagonale des Fous ?
En 2018, c’était un challenge personnel. J’avais besoin de me prouver à moi-même que j’étais capable de me dépasser et que je pouvais aller chercher les ressources nécessaires pour réaliser ce défi sportif hors norme.

LR : Qu’est-ce qui vous a convaincu de retenter l’expérience cette année ?
Malheureusement, en 2018 j’ai dû abandonner au bout du 132ème kilomètre... Cela a été un déchirement de devoir rendre le dossard. Dès lors, je savais que je reprendrai le départ en 2019. La motivation et la frustration de n’avoir pu atteindre mon objectif était trop forte.

LR : Qu’est-ce qui a changé entre votre première participation et la seconde ? La préparation, votre mental, les conditions le jour j ?
Ma préparation a été axée sur le renforcement musculaire. J’ai tout mis en œuvre pour soigner ma blessure et qu’elle ne réapparaisse pas cette année.

LR : Quelles sont les qualités requises pour participer à une telle course ?
De la volonté, de la résilience, une grande force morale pour s’accrocher dans les moments difficiles et beaucoup de folie !

LR : Avez-vous suivi une préparation spécifique ?
Je me suis astreint à un cycle d’entraînement hebdomadaire. Et je n’y dérogeais pas. Lundi : foot salle pour le cardio, mardi vélo, mercredi renforcement musculaire, jeudi endurance, vendredi repos, samedi 1 week-end sur 2, grande sortie montagne de 30 à 40 km. Pour l’alimentation, je n’ai pas changé mes habitudes car je mange déjà beaucoup de pâtes. Mais j’ai complètement arrêté l’alcool depuis 6 mois.

LR : Quel est votre secret ?
Les schtroumpfs sont mon plaisir en cas de coup de mou ! Ça me rappelle mon enfance et mes amis ! Ça motive et redonne le moral !



LR : Quels sont les kilomètres les plus difficiles durant la course ?
Les fins des nuits… Quand l’on arrive à la fin de période sombre, où le sommeil commence à nous gagner… Il faut rester lucide, concentré et garder son objectif en tête. Ne rien lâcher.

LR : Avec qui allez-vous partager ces moments forts ?
Ma compagne qui m’encourage et me soutient depuis un an et demi dans ma préparation, ma famille qui est venue spécialement pour me suivre sur le parcours, mes amis qui seront là également et les collègues qui vont nous supporter !

LR : En combien de temps souhaitez-vous terminé la course ?
Je ne me fixe pas de temps, l’objectif est de finir et d’arriver sur le Stade de la Redoute à Saint-Denis !

LR : Pensez-vous y participer de nouveau l’année prochaine ?
Je ne pense pas, j’attends un heureux événement l’an prochain et ma compagne ne me suivra pas dans une nouvelle folle traversée de l’île.

LR : Que vous apporte le sport et plus spécifiquement la course dans votre vie de tous les jours et dans votre travail ?
Cela me donne un cap, un objectif. Une exigence à s’astreindre aux entraînements, aux efforts et aux concessions faites pour la préparation de cette épreuve. C’est un « Orchestra *» façon traileur que l’on applique !

LR : Avez-vous l’habitude de courir avec vos collègues ou d’autres personnes ? Ou préférez-vous courir seul avec de la musique par exemple ?
Je cours seul avec de la musique. Cela me libère la tête. Et puis c’est compliqué de courir à plusieurs car chaque rythme de course est différent. Donc c’est plus souvent pénalisant à mon sens.

LR : Merci Maxime de nous avoir accordé cette interview. Nous vous souhaitons beaucoup de courage pour réaliser cet exploit !

(*) Orchestra : Démarche d’amélioration continue mise en place dans le groupe VINCI. Il s’agit d’une méthode de travail, un intégrateur naturel d’innovations et un vecteur de transmission de valeurs et d’approches des métiers.